dimanche 7 mai 2017

5 mai 2017 – Du café avec du sucre dans la région de Medellin

Nous enchaînons par une très longue journée de route, en partant aux aurores.
Notre début de journée dans les plaines vers Cali se passe au milieu des champs de canne à sucre à perte de vue, avec sur la route des immenses camions et tracteurs (jusqu'à 5 remorques).


Nos seules distractions sont les péages (à peu près tous les 30 km pour des routes qui n'ont rien d'autoroutes) et les contrôles de police très fréquents (on y a droit à chaque fois, bon, parfois ils oublient de nous demander nos papiers, mais ils sont tous ravis de monter visiter le camping-car et de poser pour la photo).



La journée se poursuit par une route tortueuse mais somptueuse, dans la montagne, dans un paysage tout vert fait de bananiers, de caféiers et de maisons toutes plus colorées les unes que les autres.






Notre objectif est le village de Jardin réputé pour sa beauté. Mais alors que le GPS nous indique encore 45 minutes pour une arrivée à 17h30, nous sommes de nouveau arrêtés pour un « contrôle » policier. Dans la discussion, le policier nous indique que la route que nous comptions prendre n'est pas praticable en camping-car à cause des récentes pluies. Pour aller à Jardin, il faut faire un détour de plus de 3h, et encore il n'est pas sûr de l'état de la dernière partie...

Nous changeons donc nos plans, retournons sur la « grande » route qui rejoint Medellin et allons le plus loin possible avant la tombée de la nuit. Ce sera donc La Pintada, « charmante » bourgade à la croisée de diverses routes, traversée par la file  ininterrompue de camions qui vont et viennent de Medellin.
Suite à un énième contrôle policier, nous nous retrouvons devant la station de police où le policier nous a indiqué que le chef pourrait peut-être nous accueillir dans la cour du poste de police. Mais le chef n'est pas là, il faut donc attendre. Une moitié de l'équipe visite le camping-car pendant que l'autre tourne dans la ville pour voir où nous pourrions nous parquer, en vain. Finalement, quand le chef arrive, il nous indique un point derrière la station de police et à côté du stade sous les lumières.
Nous faisons l'attraction et une nuée d'enfants vient tourner autour. Finalement, ils visitent, jouent au foot avec Aubin et Blanche, puis à cache-cache.


Nous repartons tôt le lendemain matin de La Pintada. Le GPS annonce 1h pour Medellin ; il nous e faudra 3h30. La route est très tortueuse, pentue et dès que tu es derrière un camion (et il y en a des tonnes), c'est l'horreur pour doubler et tu te traînes à 20 km/h. La route est cependant magnifique avec près de 20 km sur la crête avec des 2 côtés des vallées profondes toutes vertes, pleines de caféiers et de bananiers, et la mer de nuages de part et d'autre.
Mais les cyclistes ont trouvé une méthode économique pour monter...



En parlant de cyclistes, nous en voyons énormément et on voit bien que ce sport est un des sports nationaux en Colombie.
La descente sur Medellin se fait sur une route qui grouille entre les camions qui sont debout sur les freins pour ne pas s'emballer, les voitures et les bus qui cherchent à doubler dans toutes les positions et cette myriade de cyclistes...

Finalement nous arrivons à Medellin, trouvons un parking sécurisé dans le centre. En 2 minutes, nous sommes sur la Plazoleta de las Esculturas célèbre pour sa vingtaine de sculptures géantes de Botero, un enfant de la ville.









Nous ne sommes pas sur la place depuis 2 minutes que nous voyons déjà une bagarre éclater ; plus la foule qui grouille et les saletés près du centre-ville. Tout ça fait que nous ne sommes pas sous le charme de cette grande ville.

Nous visitons quand même la cathédrale, prenons un petit en-cas dans une panaderia, et flânons un peu. Mais assez vite nous reprenons la route en direction de l'est et de Guatapé.



l'effet du jus d'orange (quasi naturel) sur Blanche




Aucun commentaire:

Publier un commentaire