mercredi 8 mars 2017

08 mars 2017 – La Paz, une ville hors normes

Après une nuit à Sipe Sipe, nous prenons la route en direction de La Paz. Après 20 km de plat, nous attaquons la montée. Celle-ci nous fera passer de 2 500 m d'altitude à un peu plus de 4 500 m. Le camping-car résiste et monte comme un chef sur une route asphaltée mais pas très bonne (et c'est un euphémisme, sachant que nous sommes sur la grande route qui relie la capitale au reste du pays), en doublant de nombreux camions qui avancent péniblement. Mais il ne faut pas se plaindre,la semaine dernière, un éboulement l'avait coupée complètement.
Nous passons au milieu de petits villages dans un état de grand dénuement, avant d'arriver sur des zones plus désertes.






Puis nous redescendons sur l'Altiplano (vers 3 800 – 4000 m d'altitude), les paysages deviennent plus plats, la route s'améliore considérablement et nous traversons désormais de nombreux villages un peu plus importants accrochés autour de cette route.



Puis nous arrivons à El Alto, la ville banlieue située juste au-dessus de La Paz. Nous arrivons vers 15h et nous disons que nous devrions passer assez facilement. Malheureusement, il y a un énorme marché, plus des travaux et des voitures/camionnettes/camions qui veulent tous passer là maintenant. Et c'est la prime à celui qui a le véhicule qui craint le moins, donc on avance pas vite dans ce bazar monstre.
Nous avons décidé d'aller dormir dans la zone sud de La Paz, qui est plus basse en altitude (seulement 3 300 m). Pour cela, nous empruntons une déviation, pompeusement appelée autopista. Elle nous fait descendre de 4 000 m à 3 300 m en 8 km, au milieu d'une foule de ralentisseurs.
Nous traversons enfin une zone géologique particulière appelée « vallée de la lune ».





Nous arrivons alors à l'Hôtel Oberland, un hôtel tenu par des suisses qui accueille les camping-cars et est un peu le repaire de ceux-ci à La Paz.
Nous sommes finalement seuls, alors que l'accueil nous indique que le matin même le campement était plein.
Nous nous y calons pour passer une nuit réparatrice bien méritée.



Au matin, plus de gaz au moment de faire chauffer le café ; heureusement cet hôtel peut recharger les bouteilles. C'est chose faite de manière assez empirique après avoir eu du mal à trouver le bon embout.


Puis, en début d'après-midi, nous partons à la découverte de La Paz, d'abord en camionnette trufi qui nous amène dans le centre. Bon, il n'avait plus d'amortisseurs et on a bien senti toutes les bosses (nombreuses par ailleurs). De là, nous prenons une des nouvelles fiertés de La Paz, son téléphérique. Ils ont développé ce moyen comme transport public depuis 2014, avec d'abord 3 lignes, puis 1 autre qui fonctionne depuis et 2 nouvelles en construction. Cela fonctionne comme un métro avec des stations et des correspondances.
Nous prenons d'abord la jaune qui nous emmène depuis le centre ville jusqu'à El Alto au-dessus en 15 minutes (contre plus d'une heure en véhicule classique).
Les enfants sont impressionnés et la vue est somptueuse depuis là-haut. Cela donne une perspective complètement différente et montre l'enchevêtrement quasi inextricable des rues en pente de La Paz. Cela permet aussi de voir la vie qui se déroule en-dessous de nous : les militaires qui s'apprêtent à défiler, les enfants qui jouent au foot,... On peut cependant comprendre que certains riverains protestent contre la nuisance visuelle.








 


Nous arrivons alors sur El Alto à la station « Mirador » qui porte bien son nom. De là, nous sautons dans un taxi qui nous amène à une autre station de téléphérique,la rouge qui elle redescend à un autre endroit dans le centre. En 15 minutes de taxi, nous passons par des endroits que nous n'aurions jamais empruntés autrement. Nous passons au milieu du marché de gros de La Paz, puis passons par une rue défoncée où trônent de part et d'autre de la rue des guitounes : ce sont les diseurs de bonne aventure, les rebouteux,..., et pendent ci-et-là des fœtus de lamas et toutes autres sortes d'éléments servant à ces personnes-là.

La redescente en téléphérique nous fait passer sur d'autres quartiers. Puis nous survolons le gigantesque cimetière de La Paz, avec ses rues d'urnes funéraires sur plusieurs étages.







Nous poursuivons alors à pieds dans le centre-ville, en direction des places centrales, des églises et des rues plus « touristiques », dans un contrast surprenant entre modernité et tradition. Nous faisons quelques achats dans des petites rues très en pente.










Puis, sur le coup des 17h, la vie dans la rue s'accélère et cela se met à grouiller dans tous les sens, que ce soient des piétons ou des trufis et autres bus qui tournent dans tous les sens à grands coups de klaxons et dans les cris des rabatteurs qui sont véhiculés dans les trufis pour les remplir au maximum.
Nous rentrons alors en trufi à notre campement, avec beaucoup de bouchons. Notre camping-car n'est plus seul, des anglais très sympathiques nous ont rejoints.



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